Dans les pas du paysan de Dieu
― Jean-Claude Becker
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Dans les pas du paysan de Dieu

 

 

Cette semaine, Jean-Claude Becker nous entraine dans les pas du paysan de Dieu : François Cassingena-Trévedy

 

Auteur du livre « Paysans de Dieu », paru en 2024 chez Albin Michel, François Cassingena-Trévedy, moine bénédictin, a reçu le prix de la liberté intérieure 2025.

 

Il débuta sa vie monastique à 21 ans à l’abbaye Notre-Dame-de-Randol, puis il rejoignit l’abbaye Saint-Martin-de-Ligugé, une abbaye fondée par Saint-Martin-de-Tours au IVe siècle. Frère François étudia et traduisit des écrits des pères de l’Église, c’est-à-dire pour la plupart des évêques des premiers siècles du christianisme. Il est également très attaché à la liturgie et il a soutenu une thèse à l’Institut catholique de Paris intitulée « L’expérience et l’esprit de la liturgie ». Il a d’ailleurs été maître de chœur à l’abbaye de Ligugé.

 

Le livre dont nous allons lire quelques passages cette semaine raconte son quotidien d’ouvrier agricole et de moine fidèle à la liturgie des heures, à la manière d’un journal de bord rédigé dans un langage poétique. Le travail auquel il est associé qu’il relie au rythme de la vie religieuse. Son activité de paysan et les liens qu’il tisse avec la terre, les bêtes, les hommes et les femmes qui y habitent, tous ces moments sont mêlés à la liturgie des heures et deviennent des moments sacrés qui donnent tout son poids au jour qui passe.

 

« Paysan de Dieu – Mais, en définitive, de quel Dieu suis-je le paysan ? D’un Dieu qui est Paysan lui-même. Et comment se pourrait-il qu’il fût autre ? D’ailleurs, son grand Fils l’a dit clair et net : Mon Père est le Paysan1. On traduit généralement par « vigneron » parce que le début du verset est : « Moi, je suis la vraie vigne. » Mais cette traduction par « paysan » est tout à fait légitime, car le terme grec est geôrgos, littéralement le « travailleur de la terre ».

Paysan, donc, je le suis : de Père en fils. J’ai de la naissance. Mon Dieu n’est pas très officiel, pas très rationnel, pas très conventionnel3. C’est un Dieu qui pousse, et qui fait pousser, et que l’on fait pousser (car il faut bien être un peu paysan pour s’y connaître en lui). Le Dieu qui pousse autour de nous, en nous, entre nous, et naturellement le Dieu de tout ce que nous faisons pousser autour de nous, en nous et entre nous dans le sens de de la lumière, et de l’amitié, et de la vie, et du Royaume4. Dieu paysan, bon Dieu ! avec tout ce que cela comporte de bonhomme. »

« Paysan de Dieu », Albin Michel 2024, pages 215-216

 

Photo en-tête :  François Cassingena-Trévedy.  Guillaume Poli pour La Croix L’Hebdo

 

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