culture, trace écrite
Ecrire, c’est glaner
― Cédric Merland
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Écrire, c’est glaner

Pour la dernière de la saison, Cédric Merland nous donne à entendre une voix connue de nos auditeurs : Norbert Czarny. Tout au long de l’année, Norbert nous a régalé avec ses chroniques. Il vient cette semaine nous parler de son roman Mains, fils, ciseaux (éditions Arléa). Cerises sur le gâteaux, Karine Simon et Matthieu Lorin nous présenteront leur sélection de livre et de bd.

J'ai une sainte horreur des tatouages. Quand je rencontre des gens tatoués, bon, je suis obligé d'accepter, de tolérer, de respecter... Le corps de chacun lui appartient et je n'ai pas à porter de jugement. Mais là, nous rentrons avec ma femme de Leipzig et l'Allemagne a un coup très très prononcé pour les tatouages - mais ce n'est pas le seul pays (...) Ce numéro sur le bras [de mon père], je l'ai connu très jeune et j'ai su très très vite ce que c'était parce que ça a été aussi un porte-parole de mon père, c'était comme son identité. Il avait son nom, ses prénoms mais il avait aussi ce numéro : A 17602...
Norbert Czarny
Trace écrite # 11

Il y a la très belle photo de Jean-Luc Bertini en couverture. Il y a ensuite les photos dont parle Norbert Czarny dans son récit Mains, fils, ciseaux (éditions Arléa) pour dire l’hommage à son père disparu, l’hommage à sa mère aussi – cette autre Dora quand on pense à celle de Patrick Modiano – ses deux étoiles. 

 

Plus qu’un livre de témoignage, l’auteur évoque la « vie ensemble » de ses parents, dont l’un fut déporté à Birkenau puis Dachau, et l’autre enfant cachée dans une ferme en Sologne pendant la Seconde Guerre mondiale. Guidé nnotamment par la voix de son père enregistrée sur un cassettophone, l’auteur retrace alors avec élégance, ce mélange de pudeur et d’humour, ces vies presque minuscules, qui ont connu douleurs et moments de paix et nous offre à lire des instants de son enfance, une simple promenade, une visite au musée, ou la passion partagée avec son père pour les chemises, qui sont autant de traces écrites bouleversantes. 

 

« Pour dire l’essentiel, on se tait ou on digresse »: fort heureusement pour nous, Norbert Czarny aime  beaucoup les digressions!

Les Chroniques

Karine Simon nous présente la bande-dessinée Olympia Kiklos

Et Matthieu Lorin nous parle de l'auteur mexicain Juan Rulfo


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