
Paul Valéry
Pour cette émission, on peut tourner, sans faire de grosses bêtise, autour de cette fabuleuse définition de l’intelligence donnée par Paul Valéry qui était loin d’être un imbécile :
L’intelligence : faculté de reconnaître sa bêtise
Partant de là, c’était une évidence, dans la chasse à ce qui nous constitue en tant qu’être de langage, de commencer ce panorama par « Bouvard et Pécuchet » de Gustave Flaubert. Les « deux cloportes », illustrant à merveille la formule de Valéry, font flèche de tout bois en s’essayant à tous les domaines,, et à la fin du livre, deviennent moins bête en la voyant partout. Autrement dit être bête, c’est d’abord ne pas savoir qu’on l’est.

Gustave Flaubert
Nous continuerons ce voyage par le polémiste Karl Kraus, et déconstruirons le mot « bêtise » avec l’aide de Montaigne. Pour reprendre le titre de la chanson de Gorgius, médaille d’or de la chanson bête, les andouilles auront des ailes quand cette « matière noire » de la pensée disparaîtra. Elle règne en maître, en expansion comme l’univers. Loin d’en pleurer, amusons nous à la moquer, puisqu’elle nous accompagne partout, à toute heure. Sachons l’apprécier comme exhausteur de goût !
Restons bêtes, il en restera toujours quelque chose d’intelligent !
Ecoutez le podcast (30 min)
« Je ne fais que des. bêtises » de Sabine Paturel
« L’air de la bêtise » de Jacques Brel
« Si les andouilles avaient des aile » de Gorgius
« Le pacha » avec Jean Gabin
« Bouvard et Pécuchet » film télé, avec Jean Carmet et Jean-Pierre Marielle
(Montaigne, Paul Valéry, Flaubert, Karl Kraus)