En mars, Cédric Merland reçoit la photographe et poète Laure Samama. Elle nous présente son livre La maison sans toit paru aux éditions Light Motiv : 45 photographies bouleversantes accompagnées d’un texte d’Hélène Gestern. En seconde partie vous retrouverez les chroniques de Norbert Czarny et Matthieu Lorin
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C'est une maison en terre, elle a été érigée à partir de ce sol. Ces briques en terre ont été faites probablement avec de la terre qui venait de ce village. A un moment donné, on a rassemblé cette terre sous forme de briques. On les a érigées et des gens y ont vécu...
Laure Samama
Trace écrite # 7
Il arrive que l’on y pense. On regarde les petits objets qui nous entourent et l’on se dit qu’ils sont plus que cela. Des traces de vie. Il y a la clé dont on ne sait plus ce qu’elle ouvrait, des tickets de cinéma que l’on conserve dans une petite boîte, ou peut-être même le stylo reçu en cadeau il y a tant d’années, et que l’on garde alors qu’il ne fonctionne plus.
On regarde ces objets quelques secondes, et on n’y pense plus. On les oublie presque. On oublie surtout qu’ils semblent retenir le temps. Dans son livre La Maison sans toit, la photographe Laure Samama s’arrête justement sur ces petites choses, notamment. Comme pour les retenir peut-être. Conserver avec eux une mémoire disparue.
Photographier, est-ce retenir le temps?
Les Chroniques
Chronique de Norbert Czarny sur le roman de Valérie Zenatti : Qui vive , aux édition de l'Olivier.
Chronique de Matthieu Lorin sur un mystérieux auteur québécois : Réjean Ducharme