Chacun de nous oublie parfois de rendre grâce, de reconnaître l’œuvre de Dieu dans sa vie, dans sa foi, dans son entourage. Il nous arrive même parfois de dire que Dieu ne parle plus dans ce monde, qu’il ne fait plus rien, trouvant même l’excuse de dire que les hommes l’ont définitivement exclu de notre monde actuel, ou même que Dieu s’est définitivement retiré du monde, qu’il l’a définitivement délaissé.
Mais ne serait-ce pas plutôt que nous ne prenons pas le temps de le voir, ou même que nous ne le fréquentons pas assez pour le reconnaître.
Comme Marie qui aurait pu remplir toute sa prière avec son inquiétude du qu’en dira-t-on après la naissance de Jésus ; comme Marie qui aurait pu remplir toute sa prière avec sa méconnaissance de l’avenir, que lui réservait ce que l’ange, nous avons souvent nos cœurs et notre foi ombragés par le poids de nos soucis. Des soucis parfois bien minimes, il faut le reconnaître, par rapport à ce que vivent certains dans notre monde.
En écoutant le Magnificat, comment ne pas regarder nos vies et notre prière, peut-être trop chargées de nos soucis, de nos inquiétudes, de nos demandes, et si souvent tournées vers nous-mêmes ? Comment ne pas reprendre cet exemple de Marie et regarder simplement Dieu, avec un regard d’enfant vers son Père, ce Dieu à qui s’adresse notre prière ? Comment ne pas regarder dans le petit rétroviseur de nos vies et sous l’immense regard plein de tendresse de Dieu, toute cette route passée, toutes ces grâces reçues, s’extasier face à tout ce qui nous entoure, ce qu’on appelle parfois à tort la chance, ou pire encore, le hasard ?
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