Ida Lupino … Peut-être connaissez-vous ce nom comme celui d’une actrice de vieux films américains des années 40 comme La Grande Evasion de Raoul Walsh avec Humphrey Bogart, par
exemple, ou encore, pour les amateurs de musique, comme le titre d’un long morceau de jazz composé par Carla Bley. Mais aujourd’hui, c’est à la réalisatrice pionnière du cinéma indépendant à Hollywood que je m’intéresse.
En effet, descendante d’une longue lignée de comédiens, artistes de cirque, danseurs et marionnettistes, d’origine italienne, Ida Lupino, née en Angleterre, a commencé sa carrière dès 14 ans en tant qu’actrice dans des films britanniques avant de poursuivre sa carrière à Hollywood dès les années 30. D’abord d’une blondeur à la Jean Harlow imposée par la société Paramount, elle redevient brune à sa demande, en intégrant les studios de la Warner où elle se sent, dit-elle avec humour, « la Bette Davis du pauvre ». S’ennuyant sur les plateaux alors que, écrira-t-elle, « quelqu’un d’autre semblait faire tout le travail intéressant », dès le milieu des années 40, à 27 ans, elle rompt son contrat avec la Warner et fonde avec son mari d’alors, Collier Young, producteur et scénariste, une société de production indépendante qui deviendra The Filmakers. Et c’est le début d’une incroyable aventure…
Outrage d’Ida Lupino, un film qui évoque le regard stigmatisant des autres
Voici la lettre que je lui adresse :
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