USA. NYC. 1949. Jean COCTEAU. Photo : Philippe Halsman
Ravie de vous retrouver pour notre dernière flânerie cinématographique avant l’été !
Pour cette occasion, j’ai décidé de vous emmener dans une rencontre exceptionnelle avec Jean Cocteau. Car si d’aucuns classent avant tout Cocteau parmi les écrivains, dont les talents de plasticien sont évidents, je le considère pour ma part comme un grand cinéaste, auteur d’un chef d’œuvre absolu, à mes yeux, La Belle et la Bête, film sorti en 1946. Aujourd’hui mondialement connu, jusqu’en Chine, il s’agit de son 1er long métrage (il en a réalisé 5), mais il avait toutefois déjà réalisé en 1930 le moyen métrage Le sang d’un poète, également dans une tonalité fantastique avec des effets spéciaux réalisés au moment du tournage, en digne héritier de Georges Méliès.
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Cocteau disait que le cinéma lui permettait de transmettre l’indicible, ce qu’il exprimait ainsi : « Je me suis servi du film comme d’un véhicule de poésie, pour montrer ce que je ne peux pas dire. » Il écrivait encore, dans son journal de tournage de La Belle et la Bête : « il fallait, une fois, que cette chose fut tentée : un poète qui raconte par l’entremise d’une caméra. » J’ai donc choisi de me focaliser uniquement sur cette œuvre, si riche.
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Voici la lettre que j’adresse à son auteur :
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Ecouter le podcast (30 min)
Dans cette émission, vous avez pu « écouter voir » :
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– Une séquence de La Belle et la Bête décrite par Henri Alekan disponible sur
https://youtu.be/UfGbV_TSfgA?t=136 (l’extrait diffusé est à 5min 09sec mais l’ensemble du témoignage est passionnant !)
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– La séquence où Belle arrive au château, disponible sur
– Le dialogue de Belle et la Bête sur la laideur, disponible sur
Enfin, le passionnant journal du tournage de ce film, rédigé par Cocteau, a été publié en 2003 aux Editions du Rocher avec une préface de Serge Toubiana, sous le titre La Belle et la Bête.
Bonne découverte !
Dans cette lettre à Jean Cocteau, la podcastrice de talent Claire nous parle de « La Belle et la Bête » avec l’élan d’une cinéphile amoureuse… et le sens du détail d’une audiodescriptrice légèrement possédée (très inclusif pour les malvoyants 👏😂) . On l’écoute raconter les scènes comme si elle y était – et nous aussi, on y est. Elle ne montre pas les images, mais elle les fait exister autrement. Et puis, il y a cette tendresse dans la voix, pour le cinéma, pour Cocteau… et peut-être un peu pour les enfants à qui elle a montré ce film un jour. À écouter les yeux fermés (ou pas)
Coquillette Sur 20 juin 2025 à 17 h 35 min
Dans cette lettre à Jean Cocteau, la podcastrice de talent Claire nous parle de « La Belle et la Bête » avec l’élan d’une cinéphile amoureuse… et le sens du détail d’une audiodescriptrice légèrement possédée (très inclusif pour les malvoyants 👏😂) . On l’écoute raconter les scènes comme si elle y était – et nous aussi, on y est. Elle ne montre pas les images, mais elle les fait exister autrement. Et puis, il y a cette tendresse dans la voix, pour le cinéma, pour Cocteau… et peut-être un peu pour les enfants à qui elle a montré ce film un jour. À écouter les yeux fermés (ou pas)